Changer de site sans perdre sa place sur Google : ce qu’il faut savoir avant de quitter WordPress
Son site a huit ans. Il est lent, il affiche une dizaine de mises à jour en attente, et il ne sait plus vraiment qui a les codes d’accès. Mais quand on tape « menuisier Saint-Gaudens » sur Google, il apparaît en première page. Alors il ne touche à rien. Parce qu’il a entendu dire qu’en changeant de site, on pouvait tout perdre. C’est vrai — si on s’y prend mal. Voici ce que Google retient vraiment de votre site, les erreurs qui font chuter, et la méthode pour changer sans disparaître.
La peur qui fait garder un vieux site — et ce qu’elle coûte
C’est une situation qu’on rencontre très souvent. Un artisan, un commerçant, une profession libérale a un site WordPress monté il y a des années. Il ne l’aime plus : il est lent sur téléphone, il a un look daté, et la moindre modification demande d’appeler quelqu’un. Mais il rapporte des appels. Et c’est bien le problème.
Ce site, il en a peur. Peur d’y toucher, peur de le mettre à jour, peur de le remplacer. Alors il le garde tel quel, en se disant qu’un site qui fonctionne mal vaut mieux que pas de site du tout.
Sauf qu’un vieux WordPress qu’on n’ose plus toucher, c’est rarement un site stable. C’est un site dont les extensions ne sont plus mises à jour, dont la sécurité s’use un peu plus chaque mois, et qui devient de plus en plus lent face à des concurrents plus récents. Ne rien faire, c’est aussi un choix. Et il finit par coûter cher.
La bonne nouvelle : changer de site sans perdre sa place sur Google, c’est tout à fait possible. À condition de savoir ce que Google regarde.
Ce que Google retient vraiment de votre site
On imagine souvent que Google « connaît » un site comme un tout. En réalité, il retient surtout quelques éléments précis. Ce sont eux qu’il faut protéger.
Votre nom de domaine. C’est votre adresse sur internet, par exemple menuiserie-dupont.fr. Avec les années, Google lui accorde de la confiance. Changer de site ne veut pas dire changer de nom de domaine : on peut — et on doit, si possible — garder le même.
Les adresses de vos pages. Chaque page a sa propre adresse : /nos-realisations, /cuisine-sur-mesure, /contact. Ce sont ces adresses que Google a rangées dans ses résultats. Si elles disparaissent du jour au lendemain, Google tombe sur des pages vides.
Le contenu de vos pages. Les textes qui décrivent votre métier, vos services, votre ville. Si votre page « cuisine sur mesure à Saint-Gaudens » est bien placée, c’est en grande partie grâce à ce qu’elle raconte.
Les liens qui pointent vers vous. L’annuaire de la mairie, le site d’un partenaire, un article de presse locale. Ces liens mènent vers des adresses précises de votre site. Si ces adresses n’existent plus, le lien ne mène plus nulle part.
Votre fiche Google. Celle qui s’affiche avec vos horaires et vos avis. Elle est indépendante de votre site, mais elle pointe vers lui. Il faut simplement vérifier que le lien reste bon.
Retenez l’idée générale : Google ne vous juge pas sur la technologie de votre site. Il vous juge sur son adresse, ses pages et ce qu’elles disent. Si on garde tout ça, on peut changer tout le reste.
Les quatre erreurs qui font chuter un site après un changement
Quand un site perd sa place après un changement, c’est presque toujours pour l’une de ces raisons.
Changer de nom de domaine sans prévenir Google. On profite du nouveau site pour prendre une nouvelle adresse, plus courte ou plus jolie. Pourquoi pas — mais sans redirection, Google repart de zéro.
Supprimer des pages qui marchaient. On fait le ménage, on fusionne trois pages en une, on retire les anciennes réalisations. Problème : certaines de ces pages étaient peut-être celles qui vous amenaient le plus de visiteurs.
Changer toutes les adresses sans les relier aux anciennes. /nos-cuisines devient /realisations/cuisines. Pour vous, c’est la même page. Pour Google, c’est une page qui a disparu, et une autre qu’il ne connaît pas encore.
Repartir d’une page blanche. On réécrit tout, on raccourcit les textes, on supprime les mots qui décrivaient précisément le métier et la ville. Le site est plus beau, mais il raconte moins de choses à Google.
Aucune de ces erreurs n’est technique au sens compliqué du terme. Ce sont des oublis. Et ils s’évitent avec un peu de méthode.
La bonne méthode, étape par étape
1. Faire l’inventaire de votre site actuel. Avant de toucher à quoi que ce soit, on liste toutes les pages existantes et leurs adresses. On repère celles qui reçoivent des visiteurs depuis Google. Ce sont elles qu’il faudra traiter avec le plus de soin.
2. Garder votre nom de domaine. Il vous appartient. Il n’y a presque jamais de bonne raison d’en changer au moment d’une refonte.
3. Reprendre vos contenus. Vos textes, vos articles, vos photos : on les récupère et on les replace dans le nouveau site. On peut les améliorer, bien sûr — mais en gardant ce qui décrit votre métier et votre secteur.
4. Garder les adresses, ou les rediriger. Quand c’est possible, la page garde exactement la même adresse. Quand ce n’est pas possible, on met en place une redirection : l’ancienne adresse renvoie automatiquement vers la nouvelle. C’est l’équivalent d’un panneau « nous avons déménagé » sur la porte de votre ancienne boutique. Les visiteurs, comme Google, suivent le panneau.
5. Vérifier que rien ne manque. Titres des pages, descriptions qui s’affichent dans Google, textes des images : on contrôle que chaque page importante a bien retrouvé les siens.
6. Prévenir Google. Une fois le nouveau site en ligne, on lui transmet le plan du site dans la Search Console, l’outil gratuit de Google pour les propriétaires de sites. Il revient alors visiter les pages plus vite.
7. Surveiller les semaines suivantes. Il est normal que les positions bougent un peu pendant quelques semaines, le temps que Google repasse sur toutes vos pages. Ce qu’on surveille, c’est qu’aucune page importante ne tombe en erreur, et que le nombre de visiteurs revient à son niveau habituel.
Fait dans cet ordre, un changement de site n’a rien d’un saut dans le vide. C’est un déménagement bien préparé.
Quand faut-il franchir le pas ?
Il n’y a pas de date idéale, mais il y a des signaux qui ne trompent pas.
Votre site met plusieurs secondes à s’afficher sur un téléphone. Votre tableau de bord affiche des mises à jour en attente depuis des mois. Une extension vous signale qu’elle n’est plus compatible. Vous n’arrivez plus à modifier un horaire sans appeler quelqu’un. Ou tout simplement, vous avez honte de donner l’adresse de votre site à un client.
Si vous vous reconnaissez dans deux de ces situations, ce n’est plus une question de « si », mais de « quand ». Et mieux vaut changer de site quand vous l’avez décidé, que le jour où un piratage ou une panne décide pour vous.
Ce qu’on fait quand vous venez de WordPress
Chez ComWeb Studio, la reprise d’un site WordPress suit exactement cette méthode. On reprend vos pages, vos articles et vos images. On garde vos adresses quand c’est possible, et on redirige les autres, pour que votre référencement vous suive. Votre nom de domaine reste le vôtre, et vos contenus aussi : si un jour vous partez, on vous les transfère gratuitement.
Le tarif de la reprise se fait sur devis, selon la taille de votre site. Et une fois la migration faite, vous n’avez plus d’extension à mettre à jour, plus de thème qui se casse, plus de faille à surveiller. Votre site est en ligne en 48 h, et vous le modifiez vous-même, aussi simplement qu’un document de traitement de texte. Le détail des formules est sur la page Tarifs.
Vous gardez votre place sur Google. Vous perdez seulement les soucis.
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